Témoignages textuels

TÉMOIGNAGES FORMAT TEXTE
Les archives, notre mémoire de papier

La lecture du Bulletin de liaison RHQ nous permet d’apprécier les trésors d’intériorité que partagent les membres du Réseau. Elle met sous nos yeux le beau travail de maturation des gars dans la conduite de leur vie, dans l’expression franche et lucide de leurs pensées, de leurs sentiments. Feuilletons ces pages miroirs, si révélatrices de ce que nous sommes les uns les autres : des hommes qui s’aident à vivre, qui s’appuient mutuellement.
Écoutez des hommes parler de leur expérience de groupe

Le RHQ : un cadeau à offrir et à partager

Pourtant, j’ignorais tout de son existence et du discours sur la condition masculine. Je vivais ma condition, conditionnelle aux conditions des autres. C’est ce qu’on m’avait appris dans ma jeunesse : l’instruction en vue d’une réussite professionnelle, une femme et des enfants, un nid familial confortable, la retraite éventuelle et l’indépendance financière pour … Pour lire la suite

Ah oui, la souffrance !

La souffrance des hommes. Tout à coup, tout le monde en parle : les hommes souffrent ! Ah bon! Nous venons de découvrir une souffrance inconnue ? De réaliser que le monstre d’acier fait finalement partie du genre humain. La vie est étonnante, n’est-ce pas ? Les hommes souffrent… Une variété de souffrance inédite, celle des hommes, alors qu’on croyait avoir fait le tour de la question, répertorié l’ensemble des souffrances possibles, qui avaient souvent la caractéristique commune d’être … Pour lire la suite

Maman, j’t’haïs !

Ça ne se fait pas de parler en mal de sa mère.

Jadis, j’ai aimé ma mère. Je ne lui trouvais aucun défaut. J’ai les meilleurs parents du monde, me disais-je. Je l’aimais tellement que je faisais tout pour lui plaire. Enfant doux, calme, serviable, je réussissais bien à l’école et dans les sports.

Maintenant je suis grand. J’ai 33 ans. Mais à l’intérieur je me sens encore parfois comme un petit garçon. Je confonds ma mère avec tout le monde. Je veux plaire à tous, je vis pour les autres et je suis tanné de ça. J’en ai ras le bol de réagir à ma femme comme si … Pour lire la suite

Une rencontre inattendue

… Je me retournais toujours pour voir progresser le jour. Je savourais également la luminosité des nuages à l’horizon qui prenait de l’orange pâle marbré de blanc. Je me suis mis à penser à Simon, mon fils décédé de la leucémie 4 ans plus tôt à l’âge de 10 ans. Je me suis mis à avoir envie de crier son nom. C’était une occasion inespérée de hurler ma peine sur les flots. Je m’étais jamais permis de le faire parce que je n’osais pas. Je rongeais ma peine en silence. J’avais peur de ce que diraient … Pour lire la suite

Et l’écoute, bordel !

On vient à peine de naître et on nous apprend à parler. En fait, il faut parler si nous voulons communiquer. On s’efforcera alors de nous faire dire « papa et maman », et lorsqu’on y réussit, c’est au grand plaisir de nos parents aimants et protecteurs.

Plus tard on nous apprendra les règles de grammaire, plus tard on nous dira qu’il faut parler au JE, qu’il faut parler de nos émotions, qu’il faut… Pour lire la suite

J’ai peur

J’ai peur : comme dans le phénomène affectif proprement dit, et comme dans les craintes spécifiques que je connais et dont je n’arrive pas tout à fait à prendre le contrôle. Ça fait très inusité, original et à la limite, poétique, d’avoir « peur ». Au-delà des peut-être beaux mots, c’est de ma chienne de vie dont je parle. Ce ne sont pas des mots, ce sont des insomnies, des maux de ventre, des distractions, des … Pour lire la suite